Potagers partagés

Pourquoi ce projet ?

Nous sommes un collectif d’habitants de la Communauté de Communes des Sources  du Lac d’Annecy inquiets  pour notre avenir et pour celui de nos enfants.

Repenser notre relation avec le vivant

La pandémie de Covid-19 qui frappe la France a mis en évidence que notre système économique actuel n’est pas résilient et peut s’effondrer trop facilement. Nous voulons œuvrer, à notre niveau et en tant que citoyens, pour subvenir aux besoins de premières nécessités du Pays de Faverges.

Le soutien de toute la société nous semble indispensable pour remettre l’écologie et le social au cœur de la politique locale et combattre ensemble l’austérité annoncée.
Aujourd’hui, face à cette épidémie mondiale due à la propagation d’un nouveau coronavirus, les prises de parole des scientifiques de l’écologie se sont multipliées pour alerter sur le lien entre les atteintes que nous faisons subir à la biodiversité et l’émergence de nouvelles maladies infectieuses épidémiques. L’épisode du Covid-19 doit être le déclencheur de changements profonds dans nos façons de produire et de consommer. Plus largement, il doit nous conduire à repenser notre relation avec le vivant.

L'autonomie alimentaire

En 2017, le Think Tank UTOPIES tirait la sonnette d’alarme. Son étude sur le degré d’autonomie alimentaire des grandes aires urbaines françaises faisait l’état d’une réalité édifiante. Sur les 100 premières aires urbaines du pays, l’autonomie alimentaire avoisinait les 2%. À titre d’exemple, l’autonomie alimentaire d’Annecy était estimée à 0,76%. Pire, “en moyenne, sur les 100 aires urbaines analysées, 98% de l’alimentation étaient composée de produits agricoles « importés » alors que dans le même temps 97% des produits agricoles locaux étaient « exportés » !” UTOPIES mettait logiquement l’accent sur le ré-enracinement de l’économie locale, de l’économie circulaire et de la mise en place de démarches collaboratives.

Garantir la sécurité alimentaire avec les collectivités

Les maires ont la responsabilité d’assurer la sécurité alimentaire de leur commune mais les risques de rupture de cette chaîne mondialisée sont divers (incendies, inondations, conflits sociaux, crises économiques ou pétrolières, maladies…) et les villes sont aujourd’hui en situation de grande vulnérabilité. À l’échelle de notre territoire, il nous semble primordial que les collectivités s’emparent de cet enjeu en proposant un ensemble cohérent d’actions à mettre en œuvre à leur échelle pour développer la résilience alimentaire – capacité d’un territoire à garantir la sécurité alimentaire des habitants dans un contexte de perturbations multiples et imprévisibles (“Vers la résilience alimentaire” par l’association Les Greniers d’Abondance). Nous devons donc évoluer vers des activités nourricières et diversifier les productions locales pour garantir la satisfaction des besoins de base de la population de notre territoire et ceci dans le respect de l’Accord de Paris.

Cultiver dans l'espace public

Sachant que notre alimentation contribue à près de la moitié des émissions mondiales de gaz à effet de serre, nous, citoyens de Faverges-Seythenex, souhaitons mettre en place des pratiques qui contribueront à augmenter l’autonomie alimentaire dans notre bassin de vie. Comme cela se fait dans de nombreuses villes françaises, le collectif a souhaité obtenir un permis de cultiver afin que les favergiens puissent créer des jardins partagés et se réapproprier des parcelles de l’espace public.